«Tu savais?»

 

La rumeur un phénomène fascinant

 

du 16.10.2009 au 4.7.2010

 

Là où les gens communiquent, la rumeur finit tôt ou tard par surgir. On la rencontre un peu partout: à l’occasion d’une fête de famille, au club de sport, dans la cage d’escalier, au bistrot ou au marché, au bureau ou à la pause café, chez le coiffeur, autour de la corbeille de la bourse ou dans la salle du Parlement.

 

La rumeur n’est ni mensonge ni vérité. Elle se situe quelque part entre information et intoxication et offre une grande marge d’interprétation. Elle est ouï-dire et colportage, interaction entre oubli et ajout. Elle est volatile et éphémère, imprévisible et difficilement contrôlable.

 

La rumeur jouit d’une réputation douteuse. «Celui qui parle beaucoup ne manque pas de pécher. Mais celui qui retient ses lèvres est un homme prudent», affirme la Bible. «Et n'obéis à aucun grand jureur, méprisable, grand diffamateur, grand colporteur de médisance», avertit le Coran. Et pourtant, nous participons tous activement à la propagation de rumeurs. Parfois inconsciemment, parfois aussi avec grand plaisir.

 

Que nous le voulions ou non: nous avons tous les jours à faire à des rumeurs. Nous les échangeons oralement. Mais elles circulent aussi par SMS ou par courrier électronique et sont discutées sur Internet, dans les chats, sur les forums et dans les blogs. Même la presse, la radio et la télévision ne sont pas à l’abri des rumeurs.

 

Les rumeurs sont inévitables. Une vie sans rumeurs, ça n’existe pas.

 

 

 

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